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Catch
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Catch

Le catch (professional wrestling en anglais) est un sport-spectacle d’origine américaine qui peut être vu comme un lointain dérivé du pugilat ou de la lutte gréco-romaine, mais qui en diffère énormément dans le sens où les combats sont ici scénarisés. En effet, l’issue de chaque rencontre est déterminée à l’avance par des « bookers » (c’est à dire scénaristes), et chaque protagoniste interprète un personnage (caricatures souvent extrêmes et simplistes du « gentil » ou du « méchant », appelées gimmicks) dont le but est avant tout de faire réagir la foule.
Au contraire des autres sports de combat, un match de catch sert de prétexte à raconter une histoire pour distraire les spectateurs. Par exemple, le catcheur jouant le rôle du méchant passe son temps à « tricher » de sorte à forcer la foule à le huer. Ainsi, les fans s’amusent en encourageant le « gentil » à gagner son match. Malgré cet aspect grand-guignol qui rebute quelque peu le public français (la France est l’un des pays où le catch fait le moins d’audience à la télévision), il ne faut surtout pas sous-estimer l’aspect sportif du catch et la condition physique hors pair de ses participants, qui sont capables d’accomplir de réelles prouesses physiques et surtout, sans se blesser.

Le catch comporte quand même certaines règles. Pour gagner, il faut river les épaules de son adversaire au tapis pendant trois secondes (décomptées par l’arbitre en frappant sur le tapis). On peut également bloquer son adversaire dans une prise de soumission et le forcer à abandonner , ou alors gagner sur un décompte extérieur (adversaire resté trop longtemps en dehors du ring, en général le temps que l’arbitre compte jusqu’à 10). Enfin, il est possible de gagner sur une disqualification de l’adversaire (lorsqu’il utilise un objet comme arme pour tricher, par exemple).
Il existe de nombreux types de match. Aux États-Unis, un match de catch dure généralement entre 5 et 10 minutes pour un show normal et 15-60 minutes pour un show de plus grande importance (type Pay-Per-View). Traditionnellement, le match oppose un gentil (face) à un méchant (heel) mais ce n’est pas systématique. Bien sûr, la façon dont un catcheur gagne un match sert avant tout à faire avancer le scénario de sa rivalité (dans le jargon du catch, « feud ») avec son adversaire. Les rivalités sont évidemment décidées par les bookers et ne reflètent pas (ou pas forcément) une véritable animosité entre les catcheurs concernés. Dans la mesure où deux catcheurs impliqués dans un feud vont être amenés à lutter souvent l’un contre l’autre, il est même préférable qu’ils s’entendent bien afin d’être sûrs que les matchs ne dégénèrent pas en authentiques règlements de compte et n’entraînent des blessures réelles.
L’issue du match est toujours prédéterminée par les bookers et doit évidemment être acceptée par les participants pour que le match se déroule correctement et sans malentendu. Le gagnant n’est pas forcément le catcheur le plus talentueux ou le plus populaire : victoires et défaites servent avant tout à raconter une histoire. Les matchs les plus importants sont longuement scénarisés, chorégraphiés et répétés. Pour les matchs de moindre importance, les participants se contentent de déterminer et de répéter les temps forts (appelés spots) : prises risquées, saut depuis la troisième corde, bagarre hors du ring, renversement de situation, prise de finition, etc. Le reste est improvisé.
Précisons également que les interviews et les longues déclarations au micro jouent une part de plus en plus importante du spectacle car elles servent de mise en scène pour de futurs matches. Généralement, les catcheurs les moins habiles à s’exprimer oralement sont accompagnés d’un manager servant à parler à leur place et à les valoriser aux yeux du public. On fait également appel à des valets, c’est-à-dire des jeunes femmes qui accompagnent vers le ring les catcheurs en mal de popularité, et qui attirent sur leur poulain l’attention du public de par leur plastique.
Popularité
Peu populaire en France, le catch déchaîne les passions aux États-Unis (et plus généralement en Amérique du Nord) mais également au Japon, au Mexique, en Allemagne… Il n’est en effet pas rare de voir certaines stars du catch devenir de véritables vedettes du show business américain, tous média confondus, comme Hulk Hogan et The Rock devenus acteurs.
Une plaisanterie résume de façon un peu caricaturale mais pas totalement fausse la manière dont le catch est perçu à travers le monde : « Au Japon, c’est un sport. Au Mexique, c’est une religion. Au Canada, c’est une tradition. Aux Etats-Unis, c’est une farce ».
Citons ici quelques grands noms du catch américain qui, à l’instar de Zidane en football ou Schumacher en F1, ont marqué à tout jamais leur discipline. Mentionné quelques lignes plus haut, Hulk Hogan peut être considéré comme le responsable de la popularité du catch moderne tel qu’on le connaît aujourd’hui, notamment grâce à sa victoire contre The Iron Sheik pour le championnat WWF(mieux connue maintenant sous le nom de WWE, World Wrestling Entertainment à la place de World Wrestling Federation suite à un conflit de sigle avec la société de protection des animaux, la World Wildlife Fund en Avril 2002) poids lourds le 23 janvier 1984 au Madison Square Garden de New York. Hogan, soutenu par sa légion de fans, a lancé un phénomène de mode connu sous le nom de Hulkamania qui a permis a sa fédération de signer des partenariats avec de grandes chaînes câblées américaines (même MTV) et de proposer la première offre de catch télévisé disponible en paiement à la séance (pay-per-view) : WrestleMania, le 31 mars 1985. WrestleMania est depuis lors devenu la grande tradition annuelle de catch, un peu comme le Super Bowl pour le football américain.D’autres catcheurs resteront eux-aussi comme des vedettes du monde du catch. Citons ici, Andre the Giant, Bret Hart, Shawn Michaels, Sting, The undertaker, ou encore Ric Flair.
Le monde du catch doit sa grande popularité à Vincent Kennedy McMahon dit Vince McMahon ou « Vinny Mac », grand patron de l’organisation WWE. Celui-ci est l’héritier d’une longue lignée de personnes investies dans le monde du catch. En devenant patron de la WWF (ex-WWWF) à la fin des années 70, il a donné au catch toutes ses lettres de noblesse. Souvent dépeint comme un visionnaire, il a, en effet, réussi à faire naître des scénarios exceptionnels pour aboutir à des combats mémorables. Au milieu des années 90, la popularité de la WWF a commencée à battre de l’aile, au profit de la WCW, fédération détenue par le miliardaire Ted Turner (qui faisait venir dans son show les plus célèbres lutteurs WWF). S’engageront alors ce qu’on a appelé les « Monday Night Wars » : tous les lundis soirs, l’émission Monday Night Raw de la WWF faisait face à Monday Nitro de la WCW sur une chaîne concurrente, et toutes les bassesses étaient permises pour obtenir le plus gros score d’audience ! L’issue de cette lutte fut longtemps incertaine mais faillit mettre la WWF sur la paille. Finalement, les idées audacieuses de McMahon et la gestion particulièrement imbécile de la WCW (détaillée dans l’excellent livre de R.D. Reynolds et Bryan Alvarez, The Death of WCW) signèrent l’arrêt de mort de la WCW qui sera rachetée pour une bouchée de pain par McMahon.
Parmi les erreurs stratégiques qui ont précipité la chute de la WCW : l’incapacité des bookers successifs (notamment Eric Bischoff et Vince Russo) à renouveler leurs scénarii, leur trop grande confiance dans la popularité de stars vieillissantes (Hulk Hogan, Kevin Nash, Lex Luger) aux matchs sans cesse plus poussifs, au détriment de catcheurs moins connus mais plus talentueux, une mutliplication des dépenses inconsidérées… On peut considérer que l’erreur de jugement qui fut le dernier clou du cercueil de la WCW fut de laisser un acteur, David Arquette, gagner la ceinture de champion des poids lourds dans un simple but publicitaire. L’événement était si inattendu que toute la presse américaine en fit l’écho, certes… mais les fans, furieux de voir gagner Arquette, se détournèrent en masse et de façon définitive de la WCW.
En face, McMahon lui sut injecter du sang neuf à sa fédération. Délaissant le côté « divertissement familial » du catch des années 80, il se tourna vers le public des adolescents et jeunes adultes en offrant un produit adapté à la génération MTV. Privé de ses stars, il en fabriqua de nouvelles, transformant en vedettes des catcheurs rejetés par la WCW tels que Steve Williams et Mick Foley, qui devinrent parmi les plus grandes stars du catch de tous les temps à la WWF sous les noms de  » Stone Cold  » Steve Austin et Mankind. Il cassa les traditionnels rôles de « face » et « heel » ; désormais, le personnage adulé par les foules ne serait plus un fier héros conseillant aux enfants de « dire leurs prières et de prendre leurs vitamines » (comme le faisait Hulk Hogan) mais un rebelle, un mauvais garçon individualiste et sans merci (principalement personnifié par  » Stone Cold  » Steve Austin), ne reculant devant rien pour gagner et se moquant des règles. McMahon misa également sur la violence et le sexe. Cette ère de changement est connu sous le nom d’Attitude Era.
Aujourd’hui, la WWE n’a plus aucun concurrent sérieux dans le monde (en termes de puissance économique et de scores d’audience du moins), ayant absorbé ses deux principaux rivaux, WCW et ECW. Il reste néanmoins un très grand nombre d’autres fédérations encore actives aux Etats-Unis, telles que TNA (Total Nonstop Action) ou RoH (Ring of Honor). Les fédérations dites « indépendantes » (de petite taille, et dont les shows ne sont généralement pas diffusés à la télévision) sont toujours populaires auprès des « smarks » (voir lexique plus bas).
Le Canada, le Japon et le Mexique accueillent également d’importantes fédérations, moins basées sur le « sports-entertainment » et plus orientées sur le côté sportif ou dangereux du catch.
Secret
Le grand secret du catch a longtemps été de protéger sa nature scriptée. À une époque (pas si lointaine que ça, on peut estimer l’aveu de la nature « truquée » du catch au milieu des années 90), les catcheurs qui jouaient le rôle de méchants ne devaient surtout pas être vus dans des lieux publics en compagnie de leur collègues censés être gentils. Lors de chacune de leurs apparitions télé les catcheurs devaient continuer à jouer le rôle de leur personnage, se faire appeler par leur nom de scène, et les catcheurs masqués ne devaient surtout pas montrer leur vrai visage. Ce code interne d’allégeance à la préservation de la mystique du catch s’appelle le « Kayfabe ».
On considère que c’est Vince McMahon, le propriétaire de la WWF et de la WWE qui a été le 1er à « casser » le kayfabe et à admettre que le catch était truqué. Cela permit à certains de ses poulains (comme Hulk Hogan) de ne pas avoir à répondre aux accusations de dopage portées contre eux du fait de leur utilisation de stéroïdes anabolisants : si le catch n’est pas un vrai sport, se doper de la sorte n’est pas tricher !
Vocabulaire
Le monde du catch a son propre jargon, au départ réservé aux membres du business mais désormais bien connu des fans.
Quelques exemples de termes de catch :

* un fan crédule ou particulièrement enthousiaste est appelé un « mark ».

* un fan qui prétend tout connaître des ficelles du catch est un « smark » (contraction de « smart », c’est-à-dire intelligent, et « mark »).

* un gentil est appelé « face » (abréviation de « babyface ») et un méchant est un « heel ». Le face est courageux, respecte les règles, aide les autres. Le heel triche, insulte ses adversaires et ne se préoccupe que de ses intérêts personnels. À peu près tous les catcheurs sont amenés à passer d’un rôle à l’autre au cours de leur carrière. Par exemple, Hulk Hogan a été « face » pendant la quasi-totalité de sa carrière à la WWF/WWE, mais fut « heel » lorsqu’il travaillait pour la WCW.
* un catcheur dont le rôle est de perdre tous ses matchs pour faire valoir ses adversaires est un « jobber » (également appelé « enhancement talent »). L’un des jobbers les plus célèbres et les plus populaires de la WWF/WWE est Steve Lombardi, qui a principalement catché sous le nom de « Brooklyn Brawler » (bagarreur de Brooklyn). Aujourd’hui, le « jobber » pur tend à disparaître : plus aucun catcheur désormais ne perd TOUS ses matchs (alors que c’était le cas du Brooklyn Brawler).

* les traits marquants du personnage incarné par un catcheur s’appellent sa « gimmick ». Par exemple, la « gimmick » de The Undertaker est qu’il s’agit d’un croque-mort lui-même mort-vivant, habillé de noir et possédant des pouvoirs surnaturels. La gimmick de John Cena est celui d’un rappeur blanc ; la gimmick de Shawn Michaels est celui d’un homme à femmes sexy et arrogant, etc. Il est rare qu’un catcheur conserve la même « gimmick » toute sa vie, sous peine que les fans se lassent de lui. Ainsi The undertaker a brièvement délaissé son personnage de croque-mort pour celui d’un biker.

* pour qu’un coup assené par l’adversaire paraisse plus brutal, certains catcheurs se font saigner volontairement en utilisant discrètement une petite lame (généralement cachée dans leur genouillère ou coudière) : cette pratique s’appelle un « blade job » ou « blading ». Les blade jobs étaient particulièrement fréquents vers la fin des années 90, lorsque le monde du catch a voulu casser son image de divertissement familial pour devenir plus « branché », plus tourné vers le public ado/jeune adulte.

* un match extrêmement bref (destiné à faire paraître le vainqueur particulièrement puissant) est un « squash match ».

* un match ou les coups sont réellement portés (et non plus simulés) est un « shoot match ». Le terme de « shoot » s’emploie également en d’autres occasions où les catcheurs sortent du cadre prédéfini par les « bookers » pour s’exprimer librement et de façon imprévue. Un exemple bien connu des fans est celui de Dustin Rhodes qui, trouvant ridicule le personnage de « Seven » que voulaient lui faire jouer les bookers, l’a publiquement exprimé en s’adressant aux fans dès son arrivée sur le ring dans son costume de « Seven » (« Regardez-moi ça, je ressemble à l’Oncle Fétide de la Famille Addams ! »), signant par-là même l’arrêt de mort du personnage.

Gimmicks
Sauf dans les fédérations qui misent avant tout sur le côté technique et sportif du catch, les catcheurs sont tous amenés à interpréter un personnage, si simpliste soit-il ; cela s’appelle un gimmick. Il en existe évidemment des dizaines et il serait fastidieux de les citer tous ; néanmoins, citons-ici quelques-uns des plus répandus :
Les gimmicks pour catcheur « face » :

* le Héros : un modèle pour la jeunesse, courageux, loyal, respectueux des règles, toujours prêt à défendre les faibles. Ce genre de gimmick, réservé aux catcheurs charismatiques et dotés d’un physique imposant, s’est quelque peu ringardisé dans les années 90. Hulk Hogan est l’exemple type du catcheur utilisant un gimmick « héroïque ».

* le Cool : il est drôle, il a du succès auprès des femmes comme Val Venis, il sait se sortir de toutes les situations et même s’il se comporte parfois de façon arrogante, il reste très populaire auprès des jeunes car il incarne ce qu’ils aimeraient (ou pensent) être. Pour incarner un personnage de ce type, il faut être plutôt jeune, beau garçon, et avoir du bagou. The Rock est le « cool » par excellence.

* le Patriote : un catcheur qui brandit fièrement le drapeau américain récoltera les acclamations de la foule même s’il n’a pas plus de talent que de personnalité. Le gimmick a ses limites, mais ne se démode pas. « Hacksaw » Jim Duggan, « All American » Lex Luger ou The Patriot ont lutté sous la bannière étoilée.

Les gimmicks pour catcheur « heel » :

* l’Etranger anti-Américain : à la WWE, la plupart des catcheurs non-originaires des USA ont été amenés à jouer le rôle du méchant immigré, ingrât avec sa terre d’accueil. Depuis des décennies, méchants Arabes/Russes/Anglais/Canadiens/Français se sont succédés sur les rings avec un gimmick de ce type, plus ou moins raciste et stéréotypé, insultant les fans américains et profanant leur drapeau. Le public adore huer ce genre de personnage, et scander « USA, USA! » pour encourager leurs adversaires. The Iron Sheik, Nikolaï Volkoff, Muhammad Hassan ou La Resistance, et notamment René Duprée et sa gimmick stéréotypée de français arrogant, se sont fait connaître avec des gimmicks anti-américains.

* l’Effeminé : dans le monde macho du catch, on doit être un homme, un vrai. Un personnage effeminé ou homo (que le catcheur qui l’incarne le soit réellement ou pas) sera donc systématiquement un « heel », se comportant en « grande folle » insupportable, tendant d’aguicher ses adversaires mâles, fuyant lâchement en cas de danger. Ce type de gimmick était assez répandu dans le catch français des années 50, et se retrouve dans le catch américain jusqu’à nos jours. « Adorable » Adrian Adonis ou Goldust ont été des « Effeminés » célèbres.

* le Méchant Milliardaire : voir que les riches et les puissants n’ont pas toujours le dernier mot, se venger de son patron, un fantasme qui se réalise dans le monde du catch ! Hors du ring, le catcheur est habillé d’un smoking et utilise sa fortune pour corrompre les officiels, acheter les services d’alliés, parfois même s’offrir un titre de champion sans combattre ! Il abuse de son pouvoir et ne perd pas une occasion d’insulter les plus pauvres que lui. Le public est ravi lorsque ce genre de personnage finit par recevoir la monnaie de sa pièce. Vince McMahon, Ted DiBiase ou John « Bradshaw » Layfield ont utilisé un gimmick de type « Méchant Milliardaire ».

* le Monstre Invincible : ce gimmick est idéal pour les catcheurs au physique hors normes, mais peu doués pour les interviews et la lutte pure. Grand, fort, le Monstre détruit ses adversaires pour le simple plaisir de faire mal, ou pour calmer sa furie, ou parce qu’un autre catcheur plus rusé a fait de lui son serviteur. Andre the Giant, Giant Gonzalez,The undertaker ou Kane sont des exemples de catcheurs ayant incarné un personnage de « Monstre Invincible ».

* le Narcissique : souvent utilisé par les catcheurs dotés d’une musculature parfaitement sculptée mais d’une personnalité terne. Très fier de lui, arrogant, il aime rabaisser les autres, se moquer du public qu’il invite à se prosterner devant lui. Très courant, ce gimmick a rarement mené très loin ceux qui l’ont utilisé (faute d’originalité), comme « The Narcissist » Lex Luger, « The Reflection of Perfection » Mark Jindrak ou « The Masterpiece » Chris Masters. http://pimpouce.unblog.fr/files/2009/09/royalrumble.jpeg

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